Coordination

Arrangement au niveau de la coordination institutionnelle
Niveau national
Au niveau national, le Conseil National de Gestion des Risques et des Catastrophes (CNGRC), présidé par le Premier Ministre et composé des différents Ministres comme membre, définit les stratégies nationales de Gestion des Risques et Catastrophes (GRC). La Cellule de Gestion et de Prévention des Urgences (CPGU), rattachée au niveau du Bureau du Premier Ministre, appui le Premier Ministre dans l'élaboration de cette stratégie nationale, l'analyse et le suivi des activités de GRC.

La GRC à Madagascar est sous la responsabilité du Ministre de l'Intérieur. La structure de GRC est décentralisée jusqu'au niveau des Fokontany, le découpage administratif le plus bas de Madagascar. Le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC) est la structure opérationnelle  attachée  au  ministère  de  l'Intérieur.  

Le  BNGRC  a  pour  mandat  d'assurer  la coordination de la GRC au niveau national. Cette responsabilité comprend la préparation, la planification stratégique ainsi que la réponse humanitaire opérationnalisée à travers le Comité de Réflexion des Intervenants en Catastrophes (CRIC). Le BNGRC coordonne les structures techniques des ministères en charge de gestion des urgences, regroupées au sein des groupes sectoriels.

L'Equipe Humanitaire du Pays, présidée par le Coordinateur Résident du Système des Nations Unies (SNU), est la déclinaison du Comité Permanent Inter-Agences (IASC) au niveau du pays et constitue l'organe de coordination des appuis apportés par ses membres. Le Coordonnateur résident du SNU est le premier interlocuteur de l'Equipe Humanitaire auprès du Gouvernement en cas de Crise.

Toutefois, le Bureau du Coordonnateur résident est appuyé par l'équipe du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), à qui ce rôle peut être confié selon la gravité de la crise. L'Equipe Humanitaire du Pays coordonne les clusters humanitaires qui sont présidés par les Agences onusiennes et la Fédération Internationale de la Croix rouge. Cette équipe dispose également l'Intercluster comme structure technique de coordination des clusters et de conseil/suivi. L'Intercluster appuie le CRIC à travers des techniciens issus des clusters humanitaires.

Au niveau opérationnel, les groupes sectoriels travaillent en étroite collaboration avec les clusters humanitaires aussi bien au niveau national qu'au niveau décentralisé, ce qui se traduit par l'unicité et la mise en œuvre conjointe des activités de planification dans le domaine des catastrophes naturelles.

Ainsi, les groupes sectoriels et les clusters sont alignés par secteur, le plan national dispose maintenant de  huit  groupes sectoriels opérationnels (Sécurité  alimentaire et Moyens de subsistance, Eau  et assainissement, Education, Habitat, Logistique, Nutrition, Protection et  Santé), appuyés par huit clusters  humanitaires.  Le  réseau  de  l'Information,  Education  et  Communication  (IEC)  a  été redynamisé et fonctionne de manière transversale.

Dès la menace d'une crise, le BNGRC peut convoquer une réunion restreinte, qui peut décider de l'activation du plan national de contingence et l'activation immédiate d'une des matrices de réaction rapide (selon la crise). Les groupes sectoriels/clusters s'activent en même temps selon le contexte.

L'état d'urgence est déclaré par le gouvernement au niveau national, à travers le Premier Ministre, et sur proposition du CRIC. Au niveau décentralisé, le Comité Local de GRC peut déclarer une situation d'urgence localisée à l'intérieur de sa circonscription, après consultation du BNGRC. Une situation de crise politique peut retarder voire empêcher ce processus, et l'Equipe Humanitaire doit assumer son mandat et ses responsabilités à défaut d'une telle déclaration.

Pendant la période d'urgence, le fonctionnement du CRIC a été révisé comme recommandé par l'exercice de simulation fonctionnelle conduite en septembre 2011. Ce nouveau fonctionnement du CRIC a fait l'objet de Termes de Référence.

 

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